La citation du jour...
"L'espérance est un risque à courrir"
Georges
Bernanos
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PARTI COMMUNISTE FRANCAIS
CANNES
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"L'espérance est un risque à courrir"
Georges
Bernanos
Un débat parlementaire sous le regard du monde du travail
Contraindre le patronat à ouvrir de vraies négociations salariales, c’est l’un des sens des propositions de loi
que le PCF va défendre prochainement à l’Assemblée. Pour que s’ouvre le débat tabou sur les salaires.
Décryptage complet de ces propositions dans un document à télécharger en intégralité sur notre
site.
Si les partis politiques représentés dans les assemblées de la République (Assemblée nationale et Sénat) décidaient de mettre en concordance les paroles de compassion vis-à-vis des millions de familles qui endurent les principales conséquences de la crise avec des décisions à la hauteur de la souffrance sociale, un grand pas serait franchi et l’image de la politique grandie dans l’opinion publique. Pour les communistes, la gauche, dans son ensemble, doit en premier répondre à l’appel du mouvement social, se montrer au niveau du climat de combativité et d’unité des organisations syndicales. Il ne suffit pas, estime-t-on Place du Colonel-Fabien, de saluer les manifestants sur le bord des cortèges… Les députés communistes et du Parti de gauche ont décidé d’utiliser la journée du 28 mai pour provoquer un débat sur trois textes qui répondent à l’urgence sociale. L’Humanité en publie les principales dispositions.
Les deux premiers textes visent en effet à interdire les licenciements dans les entreprises qui font des profits et versent des dividendes à leurs actionnaires, ou bénéficient d’aides publiques. La loi que proposent les communistes prévoit la reconnaissance de droits nouveaux aux salariés et à leurs élus, préconise une augmentation des salaires à commencer par le SMIC qui serait porté à 1 600 euros. À l’autre bout de la chaîne, l’équité tout comme l’efficacité économique commandent d’augmenter les impôts des foyers fiscaux les plus opulents. La création d’un pôle bancaire public figure également dans le projet PCF/PG.
Une autre répartition des richesses s’impose si l’on veut sortir de la crise. Les bonus mirobolants, les parachutes dorés et autres retraites chapeau pour managers défaillants ont défrayé la chronique de la crise au quotidien au point que Nicolas Sarkozy a brandi son sabre de bois à l’encontre de « patrons voyous » accusés de violer l’éthique du capitalisme. Le capitalisme étant fondé sur l’exploitation de la force de travail du salarié par des actionnaires qui ne produisent rien, évoquer la moralisation du capitalisme est un défi bien improbable, mais au moins prenons de vraies mesures qui corrigent les injustices. C’est le sens des propositions visant à la suppression des stock-options, le plafonnement des rémunérations des dirigeants, à rétablir une meilleure progressivité de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Telle est, brossée à grands traits, la philosophie résolument anticrise des deux premiers textes.
Le troisième est un projet de résolution s’opposant à la position de la Commission européenne qui soumet les
services sociaux d’intérêt général (SSIG) aux règles de la concurrence en vertu du traité de Lisbonne, lequel, rappelons-le, est caduc en droit international en raison du vote négatif du
peuple irlandais en juin 2008. La démarche des élus communistes et PG anticipe sur un autre projet, faisant
consensus entre la droite et le PS, qui se contente de demander une « clarification » à la Commission de Bruxelles. Le texte communiste
anticipe en effet car l’examen du texte UMP/PS a été reporté…..au 10 juin prochain, soit trois jours après les élections européennes… Les députés sont au
pied du mur. Les citoyens dans leurs circonscriptions, le monde du travail sauront au lendemain du 28 mai qui a voté pour ou contre la justice sociale et des mesures anticrise. « J’invite
tous les syndicalistes et les salariés à venir le 28 mai à l’Assemblée pour soutenir le vote de ce paquet économique et social », a déclaré Marie-George Buffet dans une interview à
l’Humanité (6 mai 2009). « Il s’agit pour les salariés de faire monter leurs revendications auprès d’élus combatifs que l’on fera renaître l’alternative à gauche. » Ce besoin d’élus
combatifs qui croisent le fer avec les tenants du libéralisme est aussi impérieux en France qu’en Europe. Pour que le monde du travail soit bien défendu à
Paris comme à Bruxelles.
Jean-Paul Piérot (Humanité du 21/05)
Le Front de Gauche c'est l'union du Parti Communiste, du Parti de Gauche, de la Gauche Unitaire issue du NPA, de
République et socialisme issue du MRC et de milliers de syndicalistes, de personnalités du monde associatif et de la culture,
de citoyens, pour imposer une autre politique en France et en Europe.
· Sanctionner nettement la politique de casse économique et sociale de Sarkozy.
· Abandonner le traité de Lisbonne voulu par Sarkozy, voté par le PSE et proposer un nouveau traité.
· Interdire les licenciements dans les entreprises qui font des profits.
· Un Smic européen égal à 60% du salaire moyen (1.600 euros en France).
· Revenir sur les libéralisations des services publics et construire un cadre européen pour les développer.
· Obtenir des droits nouveaux pour les salariés dans l'entreprise et une sécurité sociale de l'emploi et de la formation.
· Sortir du productivisme et les modes de consommation polluants pour faire face à l'urgence écologique.
· La clause de l’européenne la plus favorisée pour que les droits gagnés pour les femmes dans un pays européen soient étendus à tous les autres.
· Dans la rue comme dans les urnes, unis, nous sommes plus forts.
· Le Front de gauche, c'est la seule proposition unitaire dans cette campagne.
DEBATTONS-EN..........
A ceux qui penseraient que le Parlement européen est inutile, les débats qui s'y sont déroulés la semaine dernière ont apporté un cinglant démenti. Une
majorité de cette assemblée a décidé de libéraliser encore plus le secteur de l'énergie. Le lendemain, elle a voté une mise en cause encore plus grande de la santé et des soins transfrontaliers. Voilà deux droits humains fondamentaux
qui sont passés à la moulinette de l'ultralibéralisme, contre les salariés et les usagers. Seul le groupe de la Gauche
unitaire européenne, présidé par Francis Wurtz, a voté contre. Ces décisions seront demain déclinées dans nos lois nationales, comme le sont d'ailleurs en ce
moment les lois Bachelot, Pécresse, comme l'ont été hier les dispositions contre la Sécurité sociale et les retraites. Élire des députés du Front de
gauche le 7 juin, c'est une garantie solide contre de telles décisions néfastes. Et si ce Parlement européen était si inutile, pourquoi le grand patronat européen dépêcherait 10 000 lobbyistes
permanents pour faire pression sur les députés européens?
Le 7 juin, c'est aussi l'occasion d'attribuer un double carton rouge à M. Sarkozy. Contre sa politique, qui est le prolongement des orientations ultralibérales européennes, et contre les décisions néfastes qu'il a fait prendre durant sa présidence de l'Union européenne. Il ne se dit pas assez ce qu'il a fait adopter: des directives pour allonger le temps de travail et libéraliser encore plus le secteur des transports.
Le 7 juin, c'est donc l'occasion
de dire « non à ce traité antisocial, antidémocratique, anti-écologiste qu'est le traité de Lisbonne. Celui-ci n'est, en effet, toujours pas adopté. Si les forces qui promeuvent ce traité
arrivaient en tête le 7 juin, cela donnerait un formidable tremplin au président de la République pour le faire passer en force, le faire appliquer et renforcer encore sa politique de droite. De
ce point de vue, les électrices et les électeurs socialistes, écologistes, progressistes, altermondialistes qui aspirent sincèrement à une Europe sociale et solidaire ne peuvent le dire qu'en
utilisant le vote Front de gauche. En effet, la direction du Parti socialiste, avec le Parti socialiste européen, continue d'approuver ce traité. Ils
souhaitent la victoire de la gauche à la prochaine prési- dentielle. Mais que ferions-nous si, en permanence, un président de la République socialiste devait nous répondre: je ne peux pas
satisfaire vos demandes parce que le traité de Lisbonne me l'interdit.
Le 7 juin, c'est aussi le jour où on réclame le SMIC à 1 600 euros et l'instauration d'un SMIC européen équivalent à 60 % des salaires moyens en Europe, un dispositif de blocage des licenciements et la mise en place d'un processus permettant une sécurité sociale professionnelle du travail, de l'emploi et de la formation, l'amélioration de la protection sociale et le retour à la retraite à 60 ans; où on refuse les privatisations, notamment de La Poste, et où, au contraire, on réclame le développement et la modernisation des services publics.
Enfin. le 7 juin est un enjeu pour peser en faveur d'une gauche qui soit véritablement de gauche, pour offrir d'autres choix au peuple en donnant du pouvoir aux salariés dans les entreprises et dans la cité, en ayant le courage de s'attaquer à la loi de l'argent roi pour les salaires, l’emploi, la formation, un nouvel horizon pour la jeunesse et un nouveau projet européen et mondial pour une humanité écologique.
Pour verrouiller tout changement, certains grands médias et responsables politiques font la promotion de Bayrou et d’un antisarkozisme de façade.
Le Front de gauche fait entendre une autre voix. A lire dans l’Humanité de ce jour.
À un mois des élections au Parlement européen, c’est moins l’Europe que le tiercé gagnant pour 2012 qui occupe la bulle politico-médiatique. Avec cette seule et unique question, affichée hier à la une du quotidien Libération : « Comment battre Nicolas Sarkozy ? » L’interrogation est sans doute légitime, dans un pays excédé par l’entreprise de démolition sociale et de détricotage des libertés chère à celui qui proclamait, avant son élection, vouloir « en finir avec le modèle social français ». Alors que des mouvements sociaux multiformes contestent les politiques ultralibérales orchestrées depuis l’Élysée, l’inquiétude de voir l’actuel chef de l’État reconduit pour un second mandat a d’ailleurs été subtilement attisée par la publication, ces dernières semaines, d’enquêtes d’opinion rejouant la partie présidentielle. Lesquelles donnent invariablement l’avantage au vainqueur d’hier, qui battait pourtant il y a peu, nous disait-on, des records d’impopularité.
Conséquence prévisible d’une campagne atone, le scrutin du 7 juin prochain n’obnubile pas les Français. Ni leurs voisins européens. D’après la dernière vague des
enquêtes Eurobaromètre, 61 % des sondés, en France, affirment ne pas connaître la date des élections européennes. Seuls 27 % savent qu’elles se dérouleront en 2009 (32 % dans
l’ensemble de l’UE). Une fois informées de la date du scrutin, les personnes interrogées affirment, à 53 %, ne pas être intéressées par cette échéance politique, contre 45 % qui disent
manifester un intérêt. Traditionnellement marqué par une importante abstention, ce scrutin européen peine à mobiliser des électeurs peu familiarisés avec des enjeux européens aux conséquences
concrètes pourtant bien réelles (75 % des lois nationales correspondent à la transposition de règles européennes). Cette fois encore, à un mois et demi de l’élection, 15 % des sondés se
disent certains de ne pas se rendre aux urnes, un taux qui grimpe à 26 % chez les moins de 25 ans. À l’inverse, 42 % des sondés français se disent sûrs d’aller voter, contre seulement
28 % dans le reste de l’Union.
Parmi les principales préoccupations évoquées en vue de ce scrutin, les questions sociales occupent, sans surprise, le devant de la scène. Les sondés
évoquent, en premier lieu, le chômage (63 %), puis l’inflation et le
pouvoir d’achat (66 %), la croissance économique
(48 %) et l’avenir des retraites (40 %). Viennent ensuite la lutte contre le changement climatique (30 %) et
la sécurité alimentaire (28 %). La sécurité (17 %), le terrorisme (15 %) et l’immigration (16 %), qui saturent pourtant les discours politiques, à Bruxelles comme dans les
capitales européennes, sont, au contraire, relégués au bas du tableau.
L'actuelle construction européenne, avec ses directives et ses traités ultralibéraux, ne vise qu'à légaliser la
possibilité pour les forces de l'argent d'augmenter leurs taux de profit contre les salaires et l'emploi, les services publics sociaux.
La Gauche Unitaire Européenne (GUE) a refusé une plus grande libéralisation des secteurs de l'énergie. Les salariés d'EDF et GDF agisse,nt contre ce projet. La loi
Bachelot est en conformité totale avec le traité de Lisbonne (signé notamment par l'UMP et le PS)qui veut imposer l'uniformisation vers le bas des systèmes
de santé.
RIEN N'EST JOUE...puisque le traité de Lisbonne n'est pas ratifié! Le 7 JUIN il existe une possibilité de porter un coup à l'eurocapitalisme avec le FRONT DE GAUCHE. Il faut désormaix choisir :
soit une Europe ultra libérale codifiée dans le traité de Lisbonne, soit l'action et
le vote pour un changement radical de la construction de l'Europe au service des travailleurs et des peuples.
Seul le FRONT DE GAUCHE propose la deuxième solution!
Les autres votes, comme l'abstention confirmeraient le choix de la pousuite et de l'aggravation de la situation actuelle!
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