2010 : il vaut mieux avoir la santé!

Publié le par Section de Cannes

photo-journal-1007-_2_.jpgForfait hospitalier, déremboursements, impôts sur les indemnités des accidentés 
du travail. Pour les patrons, 11,7 milliards de cadeaux avec la fin de la taxe professionnelle.


Bonne année  ! Bonne santé  !
À trois jours du 31 décembre et de la traditionnelle présentation des vœux du président de la République aux Français, on se dit qu’il vaut mieux avoir la santé pour affronter cette nouvelle année de l’ère Sarkozy.
L’ordonnance est lourde pour le plus grand nombre selon la loi de finances et la loi de financement de la Sécurité sociale que la majorité a enterinées avant d’aller fêter l’an neuf. À partir du 1er janvier 2010, l’augmentation du forfait hospitalier entre en application. Il nous en coûtera 18 euros par jour, au lieu de 16 jusqu’alors, pour tout séjour à l’hôpital. Une nouvelle vague de déremboursements concerne quelque cent dix médicaments jusqu’à maintenant remboursés à 35 %, ce taux baissant à 15 %, ce qui va représenter un total de 184 millions d’euros ainsi prélévés dans le porte-monnaie des malades.
Évitez, si vous le pouvez, les accidents du travail. En plus de la douleur ou des incapacités physiques qu’ils peuvent entraîner, le gouvernement a décidé de vous taxer. L’exonération fiscale des indemnités versées aux accidentés du travail sera désormais plafonnée à 50 %, en vertu de l’élan d’humanisme et de générosité dont sont capables les gens qui nous gouvernent…
Taxation également des indemnités de départ à la retraite volontaire. Désormais, les salariés incités par leur direction à un départ en retraite anticipé ne bénéficieront plus comme aujourd’hui d’une exonération d’impôt sous un plafond de 3 050 euros. Tous les travailleurs contraints à un départ « volontaire » ou à une retraite anticipée passeront à la caisse. Virés par le patron, taxés par le percepteur, telle est la réalité de la baisse des impôts chère à Nicolas Sarkozy comme à tous les libéraux. On le voit à tous ces exemples de mesures qui vont se faire durement sentir dans le monde du travail, les baisses des impôts sont sélectives.

Les taxes des uns financent les exonérations des autres. Ainsi la suppression de la taxe professionnelle est un cadeau de 17 milliards pour le patronat.

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