Quelle école pour nos enfants?

Publié le par Section de Cannes

EDUCATION NATIONALE

Sarkozy et Darcos torpillent le service public

Au printemps, nous étions ensemble dans la rue, enseignants, élèves, parents, pour nous opposer au plan d'austérité éducative imposé par le gouvernement.

Nous avions raison ! Les mesures de Darcos / Sarkozy vont aggraver les inégalités scolaires dès cette rentrée.

Alors que les effectifs augmentent c'est toujours moins d'enseignants : près de 100 000 postes supprimés depuis 2002, 13 500 cette année et des milliers d'autres en perspective pour les prochaines rentrées. C'est une véritable saignée.

Ces suppressions de postes sont loin d'être « une goutte d'eau » comme le prétend le ministre… Elles auront des conséquences sur le terrain : réduction des possibilités de choix de filières, fermeture d'options et de classes, augmentation des effectifs par classe, absence de remplaçants…

L'école Maternelle est particulièrement touchée

 

Une privatisation rampante de notre système éducatif

 

Une contre-réforme exigée par le capital!

Ces décisions ne sont donc pas seulement guidées par un économisme étroit. Elles sont l'expression d'un choix politique délibéré. Celui de se conformer à la volonté des classes dominantes d’accélérer la mise en oeuvre de la feuille de route tracée par la Commission européenne dans le cadre de l’agenda de Lisbonne en 2000 : construire un système éducatif qui facilite le façonnage des esprits et la fabrication d’une main-d’oeuvre adaptée aux besoins du capital.

L'école doit avoir pour objectif la réussite de chacun

Mais un tel objectif appelle au contraire à redoubler d'efforts. L'éducation est un investissement décisif pour notre pays. La jeunesse, les parents, attendent autre chose de leur école. Pour assurer le plein développement de ses capacités et se construire comme citoyen, pour accéder à des emplois épanouissants et ...

Sondage :

Selon un sondage CSA du 26 août, 68% des français considèrent que les suppressions de postes auront un impact négatif sur la réussite scolaire. Darcos peut se consoler avec les 9% d'insouciants qui pensent qu'on peut faire mieux avec moins de moyens...2 poids 2 mesures. Alors qu'il est lui aussi financé par de l'argent public, l'enseignement privé est beaucoup moins touché par les suppressions de postes. Un véritable scandale.

... rémunérateurs, nous avons besoin d'un système éducatif qui permette d'amener tous les élèves au plus haut niveau de formation scolaire. Cela suppose un effort sans précédent dans l'éducation. L'aide aux élèves en difficulté ne doit pas être transférée hors de l'école. Il faut augmenter sensiblement le budget de l'éducation nationale,

la proportion de la richesse nationale que la France consacre à l'école aujourd'hui est la même qu'il y a 50 ans. La France a les moyens de s'offrir un système éducatif de qualité pour tous. Cette année, les profits des seules entreprises du CAC 40 sont le double du budget de l'éducation nationale.

Dans l'immédiat, les communistes proposent un plan de lutte contre les inégalités scolaires...

Le recrutement de 150 000 enseignants et 45 000 perso nnels par une programmation pluriannuelle des postes qui soit accompagnée de prérecrutements rémunérés, encourageant l'orientation d'un nombre important d'étudiants vers les concours de l'enseignement.

La mise en place d'un plan ambitieux de développement de la formation initiale et continue des maîtres, en relation avec un plan de recherche en éducation, ce qui suppose aussi de préserver et de revaloriser les IUFM aujourd'hui menacés.

La création d'un fond national de lutte contre les inégalités scolaires afin de favoriser de suite des mesures de gratuité. Parce que nous considérons l'éducation comme un droit fondamental, nous proposons d'engager une démarche vers la gratuité.

Le Parti communiste met ses propositions en débat, au service des luttes, de tous ceux qui veulent construire une autre école pour une autre société.

Parti communiste français – 26 août 2008

: la suppression de la carte scolaire et les réformes sur « l'autonomie des établissements » servent à mettre en concurrence, à favoriser une élite au détriment d'une formation de qualité pour tous. L'encouragement aux officines privées de soutien qui prospèrent sur l'échec scolaire tourne le dos à l'égalité. Au nom d'un retour aux fondamentaux ce sont des programmes au rabais qui favoriseront une école à plusieurs vitesses avec des contenus différenciés selon les établissements.: le ministère veut progressivement éliminer la scolarité avant 5 ans. Pourtant, la scolarisation précoce est un gage de réussite pour préparer le CP.

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