Des milliards pour qui, pour quoi?

Publié le par Section de Cannes

 

2.000 milliards mobilisés pour les banques en Europe

Il faudrait :

- 82 milliards pour résoudre les épidémies et la faim sur la planète.
- 7 milliards pour boucher le trou de la sécu.
- 9 milliards pour le SMIC à 1.500 euros nets en France.

Nous vivons l’une des plus graves crises économiques de notre histoire. Alors que certains prédisaient une sortie de crise rapide, elle s’installe durablement.

 Un plan qui alimente la crise

Comme on pouvait s’y attendre, le plan de sauvetage européen de 2.000 milliards n’est pas parvenu à endiguer la spirale des krachs boursiers et des faillites. Depuis le début de la crise, se sont des milliards par milliers qui ont été dilapidés en pure perte pour venir au secours des spéculateurs. Derrière la crise financière se profile aujourd’hui concrètement une récession mondiale majeure, avec des conséquences terribles pour l’économie réelle, pour notre peuple à qui l’ont annonce déjà de nouvelles mesures d’austérités dans le budget 2009.

Moraliser le capitalisme : une illusion

Face à la gravité de cette situation, Sarkozy continue ses gesticulations et parle de moraliser, de refonder le capitalisme. C’est d’autant plus vain que c’est dans la nature même du capitalisme d’être obsédé par les profits, en dehors de toute rationalité économique, sociale, écologique et humaine. Parce qu’il va de crise en crise, sociale, alimentaire, écologique, financière et nourrit des tensions et des conflits, c’est bel et bien le capitalisme lui-même qui est en cause : il faut construire une alternative.

 L’urgence de vraies solutions

Les communistes ne sont pas les seuls à avoir donné l’alerte depuis plusieurs années. Il ne sont pas les seuls aujourd’hui à vouloir construire des propositions pour transformer profondément ce système fou. Le Parti Communiste propose aux personnalités, économistes et forces de gauche de travailler ensemble pour exiger des réponses immédiates et efficaces. Dans tous le pays, il organise en ce moment même, mille rencontres pour en débattre avec toutes celles et tous ceux qui le souhaitent, citoyens et citoyennes, militants syndicaux, associatifs.

Sans attendre, nous mettons en débat des mesures d’urgence pour stopper la crise, combattre le capitalisme financiarisé. Et des réformes de fond pour que ça ne recommence plus jamais.

 Des mesures d’urgence énergiques

- Rétablir la confi ance et pas seulement celle des marchés. En France, et en Europe, il faut une garantie absolue des dépôts des petits et moyens épargnants, des rémunérations en cas de licenciement et interdire les expulsions, notamment des accédants touchés par la crise des crédits relais.
- Pas d’argent public sans pouvoir de gestion. S’il doit venir au secours d’un établissement financier, comme Dexia, l’Etat doit pouvoir maîtriser sa stratégie et sa gestion. Et quand il l’estime justifié, compenser l’aide apportée par une nationalisation durable de ses actifs sains contribuant ainsi à construire un grand pôle public du crédit.
- Couper le robinet de la spéculation. Il faut cesser de favoriser les profits, qui alimentent l’incendie financier, mettre fin au bouclier fiscal des plus riches. Refuser de livrer nos retraites aux fonds de pension et toute nouvelle privatisation, à commencer par celle de La Poste.

 S’attaquer par des réformes de fond à la logique folle du capitalisme

- Réorienter l’argent vers l’économie réelle. Nous proposons de réunir immédiatement un Grenelle du développement, avec tous les acteurs sociaux et économiques, pour décider des moyens de réorienter l’argent vers les salaires et le pouvoir d’achat, l’emploi et la formation, l’investissement, la santé, l’éducation et la recherche et toutes les dépenses socialement utiles.
- Créer un grand pôle public du crédit. Autour de la banque des Dépôts et Consignations, des Caisses d’épargne, des banques mutualistes, de l’Oséo, de la banque postale, et les banques privées qui seraient renationalisées, ce pôle public doit avoir pour mission devrait impulser une politique de crédit favorisant l’investissement utile, et pénalisant lourdement les crédits à visée spéculative.
- Contrôler les mouvements de capitaux. Il faut revenir sur l’aberrante liberté de circulation des capitaux qui alimente l’incendie financier. Dans le même sens, il faut engager une lutte acharnée contre les paradis fi scaux, dont l’existence, au sein même de l’Europe, permet à des capitaux considérables d’échapper à tout contrôle.
- Aller vers un nouveau traité fondateur de l’Union européenne. La banque centrale européenne, aujourd’hui esclave des marchés financiers, doit être mise au service du développement de l’industrie et des services. En remettant en cause son « indépendance  » à l’égard des pouvoirs politiques. Mais aussi en allant vers un nouveau traité mettant fi n au pacte de stabilité, au dogme de la « concurrence libre et non faussée, et au choix du dumping social et fi scal.
- Mettre le poids de la France et de l’Europe au service d’une refonte des institutions internationales à vocation économique et financière. Ayant pour but de favoriser un codéveloppement durable de tous les peuples, cette refonte doit s’accompagner de la création d’une monnaie commune mondiale mettant fi n à l’hégémonie désastreuse du dollar.


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