La banque spécule, les salariés trinquent!

Publié le par Section de Cannes

BNP Paribas licencie

BNP Paribas logo La banque spécule, les salariés trinquent !

 

Mardi 16 décembre, BNP Paribas a annoncé qu’elle envisage de supprimer 5% des effectifs dans ses activités de marché (entre 700 et 800 personnes), qui sont en perte de 710 millions sur les onze premiers mois de l’année, sans prendre en compte la perte ultra spéculative  « Madoff » de l’ordre de 350 millions d’euros.

Pourtant, la banque se targuait de tirer son épingle du jeu de la tourmente financière. Les salariés qui s’enorgueillissaient  des résultats de leur travail (et de leur entreprise)…ont vu leurs petites parts d’actions fondre au soleil des marchés financiers (mercredi 17/12 : - 17,24%, à 34,22 € l’action, proche du plus bas niveau historique !)…ainsi que la plus grande partie des augmentations personnelles prévues « oralement »…mais non validées pour cause de crise !

Pourtant BNP Paribas est « naturellement très largement bénéficiaire sur les onze premiers mois de l’année ». La banque n’envisage-t-elle pas de racheter FORTIS Banque Belgique à hauteur de 75% et FORTIS I. B…..pour plus de 14,5 milliards d’euros !!!

 

De l’argent il y en a…pour les actionnaires…pas pour les salariés…qu’on licencie! Mais qui sont les premiers responsables qui ont entrainé la banque dans la situation qu’elle connaît aujourd’hui, qui a « joué » sur les marchés ultra spéculatifs en toute connaissance des risques : le cercle réduit de dirigeants autour du PDG, Baudoin Prot.

 

Nous attendons leurs démissions, ou leurs licenciements pour fautes professionnelles graves !

 

Les dirigeants des banques ont également des comptes à rendre sur l’utilisation des milliards d’euros de fonds PUBLICS distribués généreusement par le président (du pouvoir d’achat !) Sarkosy….sans contrôle de leur utilisation, sans droit de vote du secteur public au sein des conseils d’administration !

 

Cet exemple montre plus que jamais la nécessité de transformer rapidement le rôle des banques et du secteur financier en faveur de la création de véritables richesses au travers de l’investissement dans l’économie réelle, du contrôle par les salariés (Elus, CCE…), par les différents acteurs économiques, etc….Ainsi que par l’augmentation du pouvoir d’achat, vrai vecteur du développement économique, des salaires et de l’emploi !

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