Crise : un plan d'urgence!

Publié le par Section de Cannes

Le plan d'urgence du PCF face à la crise


Pierre Laurent et Marie-George Buffet ont présenté, hier, un « plan d’urgence contre la crise » et annoncé trois journées nationales d’action, les 22, 23 et 24
janvier prochain.


Comme décidé au Conseil national du PCF réuni vendredi, sa direction exécutive a présenté, hier, les grands axes de son plan d’urgence économique et sociale. « Cela fait maintenant trois mois que Nicolas Sarkozy prétend combattre la crise, et cela fait trois mois que les conséquences de la crise s’aggravent, que les vagues de licenciement déferlent, que le pouvoir d’achat dégringole », a constaté Pierre Laurent lors d’une conférence de presse, hier, au côté de Marie- George Buffet, au siège du PCF.

ACTIONS DANS DES DIZAINES DE SITES

« Face à cet état d’urgence, les annonces gouvernementales ne sont susceptibles ni de prévenir les conséquences à venir de cette crise, ni de traiter ses racines », estime Pierre Laurent, pour qui les 428 milliards dégagés depuis l’automne réalimentent la pompe à spéculation. « Tous les experts reconnaissent que ce plan est l’un des moins ambitieux des pays capitalistes. Et surtout il ignore totalement la relance du pouvoir d’achat. » De surcroît, « le gouvernement poursuit une politique de “réformes” qui a des effets dépressifs extrêmement graves sur l’investissement et l’emploi public », notamment à l’hôpital, tandis que « les collectivités locales sont asphyxiées  ».
Pour lui, « ce n’est pas aux salariés de payer la crise des marchés financiers ». « En finir avec les politiques d’écrasement des dépenses publiques et sociales permettraient de créer les conditions d’une relance intérieure saine ». Le Parti communiste appelle donc « ses militants à être de toutes les ripostes, et à y porter des choix politiques alternatifs » pour « mettre à contribution les profits et les dividendes, et mettre sous protection les salaires et l’emploi » et « relancer l’investissement public et privé ». Pierre Laurent a annoncé « trois journées de mobilisation nationale les 22, 23 et 24 janvier, devant des dizaines de sites touchés par les suppressions d’emplois, devant des sièges de grandes banques, devant des grands centres commerciaux », pour « organiser l’action avec les salariés » et populariser ce plan d’urgence.

RENCONTRES À GAUCHE ET AVEC LES SYNDICATS

Mais le PCF ne compte pas s’arrêter là. « Ce constat qui est le nôtre est de plus en plus partagé dans le pays », analyse Pierre Laurent, soulignant « la mobilisation syndicale unitaire du 29 janvier » et « le ton plus combatif à gauche, après avoir été parfois bien seuls à appeler à la riposte ces derniers mois ».
Afin de « favoriser les convergences », le PCF entend donc « rencontrer dans la prochaine période les formations politiques de gauche, les organisations syndicales, les associations  » pour échanger « sur la situation et les actions à envisager  ».
Par ailleurs, les communistes seront de toutes les luttes déjà décidées, avec le 24 janvier « un temps fort sur la question de la santé et de la situation hospitalière » pour exiger le retrait de la loi Bachelot. Un quatre-pages sera édité à cette occasion à plus d’un million d’exemplaires. Enfin, au lendemain de ces trois journées d’action, « nous poursuivrons notre mobilisation durant la semaine de la mobilisation syndicale unitaire du 29 janvier, à laquelle nous apporterons tout notre soutien ».

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