La crise peut rapporter gros...pour les banques!

Publié le par Section de Cannes

La polémique enfle sur les bonus des banquiers français

 

BNP Paribas a confirmé qu'elle allait distribuer environ 1 milliard d'euros de bonus cette année, assurant qu'elle respectait "scrupuleusement" les règles décidées par le G20. La CGT s'insurge. Société Générale indique que "les comportements des traders" seront pris en compte dans l'attribution des bonus.  


BNP Paribas
"respecte scrupuleusement" les règles établies pour les bonus dans les banques telles qu'elles ont été établies par le G20, a assuré mercredi la banque à l'AFP à la suite de la publication d'un article dans "Libération" sur "le retour des bonus". Selon le quotidien, la banque française "va discrètement accorder autour d'un milliard d'euros de primes à ses traders". "L'enveloppe à distribuer aux 17.000 salariés de sa filiale Corporate and Investment Banking devrait dépasser sans problème le milliard", indique le journal soit "59.000 euros en moyenne par personne".


"Rien n'a fondamentalement changé", pour la CGT

"Rien n'a fondamentalement changé", a déploré Marc Cohen-Solal, délégué CGT, se disant "surpris d'apprendre cette information au lendemain de la présentation des comptes de l'entreprise au cours de laquelle la direction a affirmé avoir limité le montant des provisions pour les bonus".

"Ils disaient avoir changé avec la crise, mais on revient aux travers précédents, c'est extrêmement inquiétant", a-t-il déclaré à l'AFP. Interrogé sur ces nouvelles règles, le délégué CGT a estimé qu'elles n'étaient qu'un "replâtrage du système". "Si quelqu'un fait des opérations lucratives et est intéressé à ça, il va continuer", souligne-t-il. "BNP Paribas a aussi annoncé que les bonus n'atteindraient pas 150% de la rémunération fixe, mais pour le directeur général cela peut donc monter à 1,5 million d'euros, c'est affolant".


Pour Marc Cohen-Solal, "il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac : le milliard d'euros provisionné ne sera pas du tout réparti uniformément entre les 17.000 salariés du pôle CIB, cela va de quelques centaines d'euros à plusieurs millions". Avant d'ajouter : "ce qu'il faut, ce sont des rémunérations conformes à la qualification et à l'expérience des salariés, et cela avec plus de transparence".


Les Echos du 05/08/09 (source AFP) extraits.

Il faut se rappeler que BNPParibas à touché plus de 5 milliards d'euros de fonds publics pour "faire face à la crise", généreusement accordés par Sarkosy : elle pourrait commencer à rembourser cet argent qui pourraît être utilisé pour améliorer le service public (hopitaux, écoles, poste, transports...)!

Il faut rappeler aussi que les profits réalisés sont faits, pour partie, sur le personnel (effectifs, salaires fixes et variables, promotions...), mais également sur la clientèle de particuliers comme d'entreprises (notamment les PME-PMI).

Il faut rapeller que le crédit est distribué au compte-goutte et à des taux élevés...ce qui ne permet pas une relance ni de l'économie, ni de l'emploi.

OUI, vraiment il faut changer radicalement la politique des secteurs financiers, afin de relancer l'économie réelle...et non les seuls profits financiers des banques et des et des assurances (Voir les résultats d'AXA...) 








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