Campagne électorale

Publié le par Section de Cannes

Rassembler la gauche populaire et antilibérale
 

Au moment de présenter ses adieux au françaises et aux français, J. Chirac a eu des mots justes pour appeler à rejeter les extrémismes, le racisme et l’antisémitisme. Il a également justement rappelé le rôle particulier qui doit et peut être celui de la France sur la scène internationale.

Mais on ne saurait partager l’autosatisfaction dont il a fait preuve sur son bilan.


Ses douze ans de mandat à la Présidence de la République auront été très durs pour les français. Le chômage, malgré le trucages des chiffres, est resté un véritable fléau. La pauvreté et la précarité n’ont cessé de croître, le pouvoir d’achat de baisser, et la protection sociale comme les services publics de se réduire en peau de chagrin.

Mais le plus grave n’est-il pas dans le double langage qui réduit finalement à bien peu de choses les bonnes intentions proclamées ? J. Chirac met en garde contre « un libéralisme sans frein » qui plongerait des milliards d’hommes et de femmes dans la misère et le désespoir ; alors qu’il vient honteusement de s’excuser du vote des françaises et des français contre le projet de constitution libérale de l’Europe.

Et emboîtant le pas, les chaînes de télévision invitent toutes pour commenter les déclarations du chef de l’Etat des partisans du « oui » à cette Europe libérale, et un extrémiste de droite. C’est l’un des aspects les plus noirs du bilan de Jacques Chirac : douze ans après qu’il a été élu sur le thème de la fracture sociale, la perspective visant à y porter remède a disparu du paysage politique officiel.

Je ne m’y résoudrai pas. Plus que jamais, notre peuple et la gauche ont besoin d’une courageuse politique de changement.

 

Marie-George Buffet, Candidate de la gauche populaire et antilibérale

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