Les retraites...Actions!

Publié le par Section de Cannes

UNE DÉCLARATION DES PLUS "SURPRENANTES".

C’est dans ce contexte tendu qu’intervient la déclaration de Martine Aubry, qui, à la surprise générale, a abondé dans le sens du gouvernement, dimanche, au grand jury RTL LCI- le Figaro. Elle s’est dite prête à accepter le report de l’âge de la retraite « à 61 ans ou 62 ans », en échange d’avancées sur la « pénibilité » et « l’emploi des seniors » et du maintien de « la retraite par répartition ». « Si pour la première fois nous avons, depuis que Nicolas Sarkozy est au pouvoir, une réforme juste (…), je serai heureuse d’y contribuer », a déclaré la première secrétaire du PS.

La première secrétaire fait-elle un pas de plus dans la direction du Modem, auquel elle a récemment fait une offre publique de travail en commun en prévision des élections régionales, à rebours des positions qui lui ont valu son élection à la tête du PS ? Reste que certains ténors du PS s’engouffrent dans la brèche, à l’instar de Claude Bartolone, qui estime que la retraite à 60 ans doit être « le droit pour les salariés qui ont les travaux les plus pénibles  ». De son côté, Manuel Valls appelle son parti à « évoluer  » et suggère un « pacte national  » entre gauche et droite. Quant au député Jean-Marie Le Guen, en charge de la protection sociale, qui doit rencontrer le ministre du Travail, Xavier Darcos, sur ce sujet, le 3 février, il demande, dans une lettre ouverte à Martine Aubry, de ne pas « refuser l’allongement de la vie au travail mais de le rendre réellement possible, acceptable, équitable ».


Parisot : un « sujet consensuel »

C’est la fête au Medef : selon Laurence Parisot, les retraites apparaissent désormais comme « un sujet beaucoup plus consensuel qu’on ne le dit ». « Tout le monde a compris qu’il y a un risque de voir chuter son niveau de pension de manière dramatique, se félicite la présidente de l’organisation patronale. Nous pensons que nous pouvons avancer significativement sur ce dossier, à la fois en faisant bouger le paramètre-clé, tabou jusqu’alors, de l’âge légal de départ à la retraite. » Au deuxième trimestre, soit après les régionales, le patronat compte avancer un autre pion sur les retraites : « Nous avons un système par répartition, pointe encore Laurence Parisot. Il est aujourd’hui en danger, mettons d’autres systèmes en place, par capitalisation, pour donner une plus grande offre en matière de retraite. »

 

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