Système éducatif : la grande casse (2 ème épisode)

Publié le par Section de Cannes

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1999 : LA CONFERENCE INTERMINISTERIELLE DE BOLOGNE

A Bologne, en 1999, se retrouvent des représentants de 29 pays : membres de la Commission européenne, de l’OCDE, de l’UNESCO, industriels de l’ERT, recteurs et doyens d’universités (Association européenne regroupant 700 universités). Claude Allègre représente la France.

L’objectif officiel est de débattre d’un projet d’harmonisation « éducation/recherche » au niveau européen, projet a priori séduisant.

En réalité, il s’agit de globalisation, de déréglementation concertée, de nivellement par la suppression des règles régissant la vie sociale et culturelle des divers pays. L’Education est affirmée comme un « bien public », mais l’Université doit se soumettre à la concurrence (dans le cadre de la libéralisation générale des services : AGCS) l’efficacité étant garantie par la soumission au « lois naturelles du marché » Elle doit acquérir son autonomie et mettre en pratique la flexibilité, la mobilité, l’adaptabilité…..

Une bonne université doit donc être autonome, d’une taille suffisante pour affronter le
« marché», être financée de façon adéquate, notamment par le biais de fondations», être en situation de rendre des comptes et produire des « compétences » utilisables immédiatement dans le système de production.

 

Il est clair que bon nombre de grands secteurs de connaissances et de recherches

fondamentales n’ont plus leur place dans un tel projet. La « banalisation » de la formation des enseignants sera la conséquence logique de cette « adaptation ».

L’autonomie financière des universités, loin de permettre une « concurrence libre » aggravera les disparités et rendra obsolète la valeur nationale des diplômes.

Les parties présentes engagent donc le PROCESSUS DE BOLOGNE qui sera avalisé par le Conseil européen extraordinaire de Lisbonne en mars 2000 et développé par des réunions ministérielles à Prague (2001) Berlin (2003) Bergen (2005) Londres (2007) et Louvain (Université catholique, en 2009). Aujourd’hui, 46 pays sont signataires.

IL EST REMARQUABLE QUE CE « PROCESSUS » QUI N’EST NI UN TRAITE NI UNE LOI N’A JAMAIS FAIT L’OBJET D’UNE CONSULTATION DES POPULATIONS

CONCERNEES.

L’engagement pris de réaliser complètement cet « espace européen de l’enseignement supérieur » pour 2010 explique la hâte et l’acharnement de Valérie PECRESSE pour faire « avaler » la loi LRU malgré les grèves et protestations de la quasi-totalité des personnels universitaires : enseignants, chercheurs, étudiants en 2009.
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...à suivre...

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